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Frédéric Duquay

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Fred est dans la place

"L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire." Pierre Desproges
July 05

La vie privée du futur chef des services secrets britanniques dévoilée sur facebook

C'est sa femme qui a publié des photos et autres informations personnelles
Des photos de famille sur facebook, quoi de plus banal ? Rien a priori, sauf quand les images et autres données personnelles concernent le futur patron du MI6, les services secrets britanniques. L’affaire révélée ce dimanche par le quotidien "Mail on Sunday" défraie la chronique en Grande-Bretagne. En effet, les images de ohn Sawers jouant au frisbee sur la plage ou de sa fille en train de danser ne sont pas l’oeuvre d’un piratage, mais de sa propre femme qui les a rendues disponibles aux 200 millions d’utilisateurs de facebook.

Nom de code: «C»

Si les données ont été rapidement retirées, elles peuvent compromettre la sécurité John Sawers, de sa famille ou de ces amis. L’affaire fait grand bruit, d’autant que ce n’est pas une première en Grande-Bretagne: l’an dernier des documents top-secrets sur al-Qaida avaient été oubliés dans un train.

Dans une interview sur la chaîne BBC1, le ministre des Affaires étrangères David Miliband a défendu ce dimanche John Sawers, qu'il a décrit comme un «professionnel remarquable». Avec un humour très british, il a tenté de minimiser l'incident : «Vous savez maintenant qu'il porte un maillot de bain, ce n'est pas un secret d'Etat». John Sawers doit prendre ses fontions en novembre, sous le nom de code «C».

Le LBO français plonge de 40 % sur un an au premier semestre

Selon le baromètre de Capital Finance, seules 65 opérations à effet de levier ont été enregistrées de janvier à juin. Aucune transaction n'a été conclue à plus de 130 millions d'euros. La reprise d'ArjoWiggins Security pourrait cependant redynamiser le marché, dès fin juillet.  

Le LBO français s'est montré bien terne, lors du premier semestre. Selon le baromètre de Capital Finance (Groupe Les Echos), seules 65 de ces opérations à effet de levier ont vu le jour en six mois. Ce qui représente une contraction de 40 % par rapport à la première partie de l'année 2008. Les opérations primaires - à savoir les rachats de firmes à des personnes physiques ou à des industriels - plongent de 38 %, en volume. Les acquisitions d'entreprises déjà sous LBO marquent encore plus le coup, avec une dégringolade de 50 %. En cause : l'incertitude sur la conjoncture économique, qui incite les banquiers à participer parcimonieusement au financement de ces acquisitions. Les cédants sont également peu enclins à brader leurs actifs, préférant attendre une amélioration de la conjoncture pour obtenir un meilleur prix. Car les valorisations n'atteignent plus des sommets. Le LBO de 1,9 milliard d'euros, conclu sur l'expert en conversion d'énergie Converteam, en septembre 2008, est la dernière en date dans le large cap. Leyton & Associés, le conseil en réduction de coûts valorisé 130 millions d'euros au printemps, constitue le record de 2009.

La seconde partie de l'année pourrait cependant débuter par une transaction d'envergure. Comme l'indique Capital Finance, dans son édition à paraître lundi 6 juillet, Chequers Capital, 21 Centrale Partners et CIC Finance espèrent signer l'acquisition d'ArjoWiggins Security, fin juillet. Cette filiale d'ArjoWiggins produit principalement du papier pour billets de banque ou pour passeports biométriques. Elle peut se targuer d'un chiffre d'affaires supérieur à 300 millions d'euros, pour un Ebitda compris entre 45 et 55 millions d'euros. Amorcé en septembre 2008, le processus de vente s'est éternisé, principalement pour une question de prix : aucun investisseur n'était disposé à mettre les 400 millions d'euros réclamés initialement par Sequana Capital, maison mère d'ArjoWiggins. En manque de liquidité, celle-ci aurait été contrainte de réviser ses ambitions à la baisse. Une source proche du dossier parle ainsi d'un montant de 270 millions d'euros, financé par une dette senior de 130 millions d'euros.

May 30

Enel vend 80% de son réseau de gaz à F2i et AXA Private Equity

Cette cession d'actif apportera 480 millions d'euros au groupe énergétique italien qui en profitera pour réduire son endettement de 1,2 milliard d'euros. Ces 80% du réseau italien seront acquis par une société détenue à 75% par F2i et à 25% par AXA Private Equity. 

Le groupe d'énergie italien Enel a annoncé vendredi être parvenu à un accord avec les fonds F2i et AXA Private Equity pour leur vendre une part de 80% de son réseau de gaz en Italie pour 480 millions d'euros, une opération destinée à réduire sa dette. Cette part de 80% du réseau sera acquise par une société détenue à 75% par F2i et à 25% par AXA Private Equity, a précisé le groupe dans un communiqué.

L'opération, qui doit être finalisée à l'été, permettra à Enel de réduire son endettement "de plus d'1,2 milliard d'euros en tenant compte de la déconsolidation (dans ses comptes) de la dette d'Enel Rete Gas", la société gérant ce réseau. Enel disposera d'une option pour racheter cette part de 80% à partir de 2014, poursuit le groupe.

Enel croule en effet sous 50 milliards d'euros de dette _ dette alourdie après sa montée au capital de l'espagnol Endesa (voir encadré) compte céder pour 10 milliards d'euros d'actifs. Il prévoit notamment de céder jusqu'à 40% de sa division énergies renouvelables, Enel Green Power.

Toujours dans le but de diminuer son endettement, Enel a annoncé en mars le lancement d'une augmentation de capital de 8 milliards d'euros. Programmée du 1er au 19 juin prochains, elle se fera au prix de 2,48 euros par action, a-t-il annoncé jeudi soir. L'Etat italien, qui détient 33% d'Enel via des participations du ministère des Finances et de la Caisse des Dépôts, s'est engagé à y participer.

PME fragilisées : l'Etat crée un fonds d'investissement en capital

Doté de 300 millions d'euros, il sera alimenté au tiers par le Fonds stratégique d'investissement et prendra des tickets de 500.000 à 15 millions d'euros dans les PME qui peuvent difficilement faire face à leurs échéances financières.

Surtout pas un « fonds de retournement », comme l'a mentionné Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), mercredi devant la commission des Finances du Sénat, tentent de rectifier les porteurs du projet. L'Etat crée un fonds d'investissement au capital des PME sous-capitalisées qui ne sont pas encore en cessation de paiements. Le pendant du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) pour les petites entreprises.

L'initiative vient de René Ricol, médiateur du crédit et président du conseil d'orientation de France Investissement, le dispositif public de soutien en capital des PME en croissance. « Nous rencontrons des entreprises qui ont un potentiel de développement mais qui entrent dans une période difficile et dont il faut restructurer le capital. Elles ont dégagé peu, voire pas de résultat en 2008 et leurs échéances de prêts bancaires sont trop élevées. Il faut donc répondre par un renforcement des fonds propres, explique-t-il. Dans un mois et demi, le fonds sera sur les rails. » Après la phase de cadrage, l'Etat est en train de sonder des investisseurs privés, surtout ceux du dispositif France Investissement, tels que les AGF ou AXA Private Equity, pour qu'ils co-investissent environ 200 millions d'euros. Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) de la Caisse des Dépôts et de l'Etat apportera, lui, un tiers des subsides - entre 100 et 150 millions d'euros.

Le fonds prendra des tickets minoritaires de 500.000 à 15 millions d'euros dans les PME et les premiers dossiers seront apportés par la médiation du crédit, les commissaires à la réindustrialisation et le comité interministériel de restructuration industrielle.

Pas de consensus sur les LBO

Mais les pouvoirs publics veulent éviter toute référence à un fonds de restructuration d'entreprises en difficulté. Cela impliquerait que ce fonds semi-public prenne des participations majoritaires, affirment certains porteurs du projet, ce qui pourrait être assimilé par Bruxelles à des aides d'Etat. C'est pourquoi le fonds n'est pas directement porté par le Fonds stratégique d'investissement. C'est aussi ce qui pèse dans l'arbitrage qui doit être rendu sur le statut du gestionnaire. Si c'est un partenaire externe, la mise en oeuvre sera plus longue. Mais s'il fait partie de la galaxie du FSI ou de la Caisse des Dépôts, cela pourrait susciter les interrogations de la Commission.

Pour René Ricol, ce véhicule semi-public doit faire office de « bon élève de la classe » des sociétés d'investissement, signataires de la charte qu'il a inspirée pour pousser les fonds à subvenir aux besoins de leurs sociétés en portefeuille et à étudier les reprises de sociétés à des concurrents ne pouvant plus les porter. Mais il n'a pas vocation à venir en aide aux sociétés sous LBO, précise-t-il.

Le projet parallèle de structure de place pour les sociétés sous LBO, qui permettrait aux banques d'entrer au capital des entreprises en difficulté afin de faciliter les restructurations (« Les Echos » du 24 avril 2009), ne fait pas encore consensus parmi les créanciers. « C'est inexploitable, estime un banquier de leverage finance. Qui la dirigerait ? Quels seraient les critères d'éligibilité ? Quelle valeur des actifs retenir ? Chaque banque a sa vision. » Après le soutien financier qu'il a accordé aux banques, certains au sein de l'Etat ne verraient pas le projet d'un bon oeil. Restent les soutiens privés, les fonds de retournement ou encore les banques en solo.

Un tiers des TPE contraintes à renoncer à investir devant la crise

D'après le sondage Fiducial-Ifop publié ce samedi, 32% du total des TPE, soit 800.000 entreprises, ont renoncé à investir ou risquent de devoir le faire. Montant total concerné : 43 milliards d'euros ... bien plus que le plan de relance gouvernemental.  

Près d'un tiers des très petites entreprises (TPE, moins de 20 salariés) ont abandonné ou envisagent de reporter leurs projets d'investissements en raison de la crise, selon un sondage Fiducial-Ifop publié ce samedi.

D'après l'enquête, 32% du total des TPE, soit 800.000 entreprises, ont renoncé à investir ou risquent de devoir le faire, pour un montant moyen de 54.000 euros. La somme totale des investissements concernés porterait donc sur quelque 43 milliards d'euros, bien plus que le plan de relance gouvernemental.

Plusieurs facteurs sont cités pour expliquer ce report, pour la plupart liés à la crise économique et financière : une situation financière trop fragile (58%), une période guère propice à la prise de risques (57%), des investissements n'ayant aucun caractère impératif (34%), mais aussi le refus (ou la peur du refus) de leur banque (16%).

Une majorité des TPE table en effet sur une baisse ou une stagnation de leur chiffre d'affaires au second trimestre 2009 (84% au total) et elles sont 73% à réclamer un second plan de relance. 75% des TPE interrogées estiment que le premier plan gouvernemental a eu peu ou pas d'impact sur leur activité.

En conséquence, la création d'emplois, nette de suppressions et de remplacements de postes, est en baisse pour le quatrième trimestre consécutif (-1%).

Cette enquête, conduite par l'Ifop pour le compte de Fiducial, a été réalisée par téléphone du 16 au 30 avril 2009 auprès d'un échantillon représentatif de 1.002 dirigeants de TPE, de 0 à 19 salariés. Les résultats ont été redressés selon les données de l'Insee.

May 21

Les fusions-acquisitions moins bien valorisées sur le segment intermédiaire

En avril sur le « mid-market », le ratio de valorisation des transactions vis-à-vis de l'Ebitda de l'année en cours a baissé de 36 %, à 7,9
Le segment intermédiaire des fusions-acquisitions continue de souffrir. C’est du moins ce qui ressort de la dernière étude de Thomson Reuters Reuters portant sur le mois d’avril et les transactions inférieures à 500 millions de dollars.

Cette dernière met en effet en lumière la chute de la valorisation des opérations inférieures à 500 millions de dollars qui ont été réalisées. En l’espèce, au niveau mondial, le ratio moyen de valorisation des transactions par rapport à l’Ebitda de l'année en cours est tombé à 7,9, contre 12,4 il y a un an. Une tendance qui a été encore plus forte dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) où le ratio n’est plus que de 6,8 (-48 %), malgré la bonne performance de l’ensemble Allemagne, Autriche et Suisse dont le multiple a doublé, à 15.

Cet effondrement a en fait peu ou prou suivi l'évolution des marchés. Car la moyenne des primes sur le cours des titres durant les quatre semaines précédant l’annonce d’une opération est de fait restée stable dans la région EMEA (-0,4 point à 30,9 %), voire, est ressorti en légère hausse au niveau mondial (+1,7 point, à 33,3 %), où tous les secteurs ont progressé sur ce point, à l’exception des secteurs financiers, des biens de consommation de base et des produits de haute technologie.

Par ailleurs, alors que sur les trois premiers mois de l’année, le niveau de l’ensemble des transactions sur le mid-market a été divisé par près de deux, en avril, le nombre d’opérations a reculé de 18 % dans la seule région EMEA, pour tomber à 4.656 opérations, pour une valeur totale de 42,1 milliards de dollars contre 75,2 milliards il y a un an. Un recul d’ailleurs particulièrement marqué en France, associée au Benelux dans l’étude, où seulement 77 opérations ont été conclues pour 270 millions de dollars, contre 156 transactions valorisées à 3,3 milliards en avril 2008, soit son plus bas niveau depuis juillet 1989.

Conséquence de ces replis, les commissions perçues ont également baissé. Sur l’ensemble de la région EMEA elles sont passées de 4,2 à 1,6 milliard de dollars, pendant qu’elles se contractaient de plus de 76 %, à 302,1 millions de dollars dans la zone France-Benelux. Pour cette dernière, seules des petites opérations ont généré des commissions, puisqu’aucune transaction comprise entre 100 et 500 millions de dollars n’y a été enregistrée le mois dernier.

Un jugement aux Etats-Unis fait ressurgir le risque LBO pour les banques

Un juge texan a autorisé le chimiste Huntsman à poursuivre Credit Suisse et Deutsche Bank pour avoir fait échouer son acquisition par LBO
Alors que les banques tentent de réduire leur exposition aux créances de LBO (acquisition à effet de levier), une affaire remet ce risque sous les projecteurs. La Cour du comté de Montgomery au Texas a autorisé hier le groupe chimiste américain Huntsman à poursuivre Credit Suisse et Deutsche Bank pour avoir fait échec à l’opération de rachat de la société par Hexion, détenu par le capital-investisseur Apollo Management.

L’opération avait été annoncée en juillet 2007, mais l’acquéreur s’est rétracté en juin 2008. Car les deux banques, qui devaient fournir la dette de ce LBO de 6,5 milliards de dollars, s’en étaient elles-mêmes retirées, en remettant en cause la viabilité du futur ensemble. La crise du crédit faisait déjà rage : les investisseurs avaient déserté le marché de la titrisation et monter des syndicats bancaires se révélait difficile. « Beaucoup de banques dans ce cas font jouer la clause MAC [material adverse change, permettant de rompre leur engagement] de leur contrat de crédit, en faisant valoir que l’état financier de la cible a changé entre la signature du contrat et la clôture de l’opération », explique Yves Quintin, associé au cabinet Duane Morris. Ce type d’affaires se multiplie, l’acquisition de Rohm & Haas par Dow Chemicals en est l’un des derniers exemples.

Huntsman pourrait réclamer entre 3 et 4,6 milliards de dollars de dédommagement aux deux banques. Mais le 15 avril dernier, celles-ci avaient obtenu de la Cour qu’elle qualifie les fondateurs d’Apollo, Leon Black et Joshua Harris, de tierces parties ou « third party defendants». Les banques pourront ainsi leur réclamer une partie de la somme qu’elles auraient à payer.

Pour compliquer le dossier, en décembre dernier, au terme d’un arrangement avec Huntsman, Apollo avait accepté de payer 625 millions de dollars à la société et d’acquérir 250 millions de titres convertibles. Ce qui lui donne droit à environ 12 % du capital et ferait d’Apollo un bénéficiaire potentiel d’une condamnation des banques.

« On ne peut écarter un risque de quelques centaines de millions de dollars pour chacune des banques, écrit pour sa part Jean Sassus, analyste chez Raymond James Euro Equities. C’est peu […] mais remet en avant le risque LBO. De ce point de vue, Deutsche Bank est beaucoup plus exposée avec environ 8 milliards d’euros à fin mars, contre moins d’un milliard de francs suisses pour Credit Suisse. »

Le marché obligataire, nouveau terrain de jeu des gérants indiciels

Si créer de l’« alpha » (de la surperformance) n’est pas aisé pour un gérant actions, cela ne l'est pas non plus pour un gérant obligataire. C’est ainsi que 96 % des fonds obligations zone euro commercialisés en Europe (plus de 300) sous-performent sur 10 ans (à fin 2008) l’indice Barclays Capital Euro Aggregate (selon une étude Vanguard, basée sur des données Lipper), tandis que 68 % des fonds actions Europe sous-performent le MSCI Europe sur la même période. « La gestion indicielle fait encore plus de sens en gestion obligataire, juge Guy Parent, responsable du développement France de Vanguard en France. La dispersion des performances entre les bons gérants et les moins bons est par exemple beaucoup plus faible que sur les actions. Aussi, il est difficile de dénicher un gérant qui se distingue vraiment et l’importance des frais est ainsi primordiale. »

Le tiers des ETF européens

Fort de ces constats, les investisseurs ont massivement dirigé leurs souscriptions vers les exchange traded funds (ETF) spécialisés. Avec un bond sur le marché européen d’un peu plus de 14 milliards d’euros fin 2007 à près de 32 milliards fin mars 2009, les ETF obligataires et monétaires sont sans doute le principal phénomène de ces derniers mois dans l’univers des fonds indiciels cotés, dont ils représentent dorénavant près du tiers des encours. Lyxor a ainsi créé sa gamme en 2005 en se focalisant sur les obligations gouvernementales et affiche, début avril 2009, 5,4 milliards d’euros dans ce domaine (hors son ETF monétaire, qui pèse 2,5 milliards). En janvier comme en février, plus de un milliard d’euros ont été traités quotidiennement sur les ETF obligataires sur Euronext.

Ce développement est cependant récent. Fin 2006, les ETF de taux pesaient en Europe moins de 10 milliards d’euros, contre 68 milliards pour les ETF actions. « La raison peut-être du faible développement de l'indiciel obligataire et en particulier du corporate est qu'il est très difficile de créer des indices obligataires corporate basés sur des prix fiables », juge Mirela Vlad, responsable d’EuroMTS en France. « Créer des indices actions est plus facile, car il y a davantage de transparence que sur les marchés obligataires », reconnaît Ricardo Manrique, directeur général du fournisseur d’indices Stoxx, à Zurich. Mais après s’être exclusivement concentré sur les actions, il étudie l’élaboration d’indices obligataires, qui seraient fondés sur la contribution de nombreuses banques à la détermination des valorisations.

En outre, « traditionnellement la gestion obligataire est moins 'benchmarkée', moins proche des indices, que la gestion actions, ajoute Thibaud de Cherisey, responsable du développement Europe ETF d’ Invesco PowerShares. Aussi, le besoin de produits indiciels s’est fait sentir moins rapidement. » La société de gestion n’a lancé qu’en octobre dernier son premier ETF obligataire en Europe, mais envisage de prendre de nouvelles initiatives dans les prochains mois. « Des segments nouveaux, tels que les émissions corporate, la dette souveraine des pays émergents, voire les convertibles, sont encore à explorer », estime Thibaud de Cherisey.

Transparence

Dans cette perspective d’ailleurs, c'est seulement début mars que Lyxor a créé son premier ETF d’obligations d’entreprises. « Nous offrons ainsi une bonne transparence sur un marché pourtant de gré à gré, car en outre, nous nous concentrons sur le segment le plus liquide de la classe d’actifs, essentiellement la dette senior, de notation égale ou supérieure à A, d’une duration de trois à cinq ans et issue d’émissions de 750 millions d’euros au minimum », précise Emmanuelle Choukroun, responsable développement produits de Lyxor. L’indice retenu est le Markit iBoxx Eur Liquid Corporate, qui se fonde sur des prix fournis par une dizaine de banques contributrices et est composé d’une quarantaine de noms d’émetteurs (et non de plusieurs centaines comme d’autres indices de référence sur ce marché), ce qui le rend investissable.

Le plus souvent cependant du fait du très grand nombre de lignes et de la faible liquidité de certains titres composant un indice obligataire, le gérant indiciel ne peut le reproduire intégralement. « Nous ne sommes généralement pas en réplication totale, mais en optimisation, expose Guy Parentt. Nous neutralisons les facteurs de risque en retenant des obligations dont les caractéristiques sont représentatives de celles de l’indice. Plus le nombre de titres est important, plus l’écart de suivi est faible mais plus les coûts sont élevés, aussi nous cherchons un optimum. »

Les opérateurs de marché misent sur une poursuite de la hausse des Bourses

Le cumul des positions vendeuses à découvert sur les futures américains calculé par la CFTC est au plus bas depuis deux ans
La pérennité du rebond des marchés actions fait débat après la hausse à la fois importante et généralisée des indices visible depuis mi-mars. Aux Etats-Unis le S&P 500 a ainsi progressé de 9,4 % au mois d’avril, soit la quatrième meilleure performance de cet indice pour ce même mois. Si de nombreuses interrogations portant sur le degré d’assainissement du bilan des banques ou l’horizon de la reprise économique resteront encore sans réponse durant plusieurs mois, l’examen des positions ouvertes des traders sur les marchés à terme américains au 28 avril dernier fait ressortir des positions vendeuses (« short positions ») au plus bas depuis avril 2007 en données cumulés sur les indices S&P 500, DJIA, Nasdaq 100 et Russel 2000.

Ces chiffres sont publiés chaque semaine par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), agence fédérale indépendante chargée notamment de réguler les marchés à terme. Ils tendent à prouver que le rally boursier « se fonde sur un processus d’accumulation plutôt que sur une simple couverture des positions à la vente », estime-t-on au sein du département d’analyse technique de Bank of America-Merrill Lynch, où l’on note également que ce regain d’intérêt pour les actions s’effectue au détriment des obligations. Si les traders ont légèrement réduit leurs positions acheteuses (« long positions ») sur le Nasdaq 100 avec un volume notionnel de 1,2 milliard de dollars contre 1,3 milliard la semaine précédente, ce niveau reste au plus haut depuis octobre 2007. Les opérateurs ont en revanche maintenu leurs positions longues sur le S&P 500 avec un volume notionnel de 10,2 milliards de dollars.

Le fait qu’un tiers des positions vendeuses sur le S&P 500 soient concentrées sur les valeurs financières « devrait permettre une stabilisation des prix dans ce secteur volatil », selon le bureau d’analyse. On pourrait donc assister à une poursuite de la hausse des marchés actions, soutenue par l’optimisme des opérateurs de marché qui draineraient davantage de liquidités. « Les périodes de repli ou de consolidation devraient demeurer modestes », conclut Bank of America-Merrill Lynch en spécifiant que « depuis 1928, un mois d’avril positif sur l’indice S&P 500 a précédé une hausse moyenne de 0,53 % en mai ». Lorsque cet indice s’est replié en avril, le moi de mai a enregistré a contrario en moyenne une perte de 0,88 % le mois suivant.

Le capital-transmission privilégie les rachats aux côtés des fondateurs

Schéma de rachat d’une PME par son propriétaire, l’« owner buy-out » rassure les investisseurs en limitant les risques.
L’investissement en forme d’OBO (« owner buy-out ») ne connaît pas le même ralentissement que dans le LBO (leveraged buy-out), un schéma dont il est pourtant proche. Cette opération de capital-investissement consiste en effet pour un actionnaire majoritaire à faire entrer comme minoritaire à son capital un fonds de private equity, via une holding de reprise. En pratique, l’OBO sert aux dirigeants-actionnaires majoritaires de PME familiales, souvent les fondateurs, souhaitant donner une liquidité à une partie de leur patrimoine immobilisé dans l’entreprise. Cette forme de cession partielle a connu un succès grandissant ces dernières années, comparé au capital-développement où l’investissement nouveau n’intervient que sous forme de capital.

Mais le durcissement de la crise, notamment sur les prêts à effet de levier, n’a pas nui pour autant à l’OBO qui prévoit en général un endettement modéré, et la diminution des opérations de ce type n’atteint pas plus de 20 % depuis un an, contre une chute de 50 % des LBO en France. « Ces montages comportent généralement un levier de dette raisonnable - plutôt deux à trois fois l’Ebitda que trois à cinq pour le LBO », précise Rudy Secco, président de Midi Capital. En outre, ils n’engagent aucun changement majeur de management ou de stratégie. Une approche plutôt rassurante pour les banques prêteuses : « Nous regardons les OBO, qui ne représentaient pas la majorité de notre activité, avec un œil plus favorable que par le passé », explique Roger Albaret, responsable des prêts à effet de levier « lower midcaps » chez Natixis.

Signe d’un risque mesuré, les banques demandent généralement pour les OBO une rémunération (250 à 300 points de base aujourd’hui) inférieure à celle des prêts de LBO classiques. « A condition toutefois d’avoir une vraie visibilité à court et moyen terme », ajoute Roger Albaret. De fait, les banques de financement y voient aussi un moyen de gagner une clientèle de belles PME dans une logique de développement. « En tant que banque commerciale et régionale, nous accompagnons les demandes de nos entreprises clientes dans une approche relationnelle, et nous restons très attentifs, en cette période difficile, au rapport entre l’entrée et la sortie de fonds propres afin de ne pas les affaiblir », explique Christian Le Floch, directeur des crédits spécialisés chez CIC Lyonnaise de Banque.

Sortie progressive

Pour les entrepreneurs en position de vendeur, le montage permet une sortie naturelle à l’heure où une cession complète (comme une introduction en Bourse) ne serait pas satisfaisante en termes de prix. « L’OBO permet au dirigeant de réaliser une part de son patrimoine professionnel, voire de désintéresser certains actionnaires historiques ainsi que ses descendants non impliqués dans l’exploitation, explique Michel Rowan, directeur général du fonds Azulis Capital (ex- Banexi Capital Partenaires). En même temps, il peut intéresser les descendants motivés en leur donnant accès, via la holding de reprise, à la nouvelle structure de capital. » De quoi répondre à des besoins de transmission croissants alors que les nouvelles générations sont moins attachées à la succession familiale dans l’entreprise.

Cette forme de « capital-remplacement » a certes aussi ses inconvénients. Ainsi, l’intégration fiscale y est limitée du fait de l’« amendement Charasse » qui interdit de déduire fiscalement les intérêts d’une dette servant à racheter sa propre entreprise. En outre, les pactes d’actionnaires sont souvent complexes sur les modalités de la sortie, « d’autant plus qu’il n’y a pas de possibilité, contrairement au LBO, de changer de dirigeant en cours de route », rappelle Eric Pencreac’h, directeur de l’activité chez Crédit Agricole Private Equity. D’où la nécessité de bien doser le degré d’implication du dirigeant-fondateur toujours aux commandes...

Morgan Stanley lève 1,14 milliard de dollars pour du non-coté

Morgan Stanley Alternative Investment Partners (AIP) vient de lever un quatrième fonds de fonds dédié au capital-investissement, pour un montant de 1,14 milliard de dollars. La collecte dépasse donc de 15 % celle du troisième véhicule levé en 2006. Le succès de cette levée dans un environnement difficile démontre qu’il subsiste un fort intérêt des investisseurs pour une approche fonds de fonds combinant une expertise dans la sélection des fonds et une diversification des risques : Morgan Stanley Private Markets Fund IV investira en Amérique du Nord et en Europe dans des fonds de LBO (leveraged buy-out), de capital-risque et de situations spéciales, « avec une approche aussi différenciée que possible ». Outre la trentaine de lignes dédiées à des fonds, il prévoit également 10 à 20 lignes de co-investissements directs (aux côtés des fonds sous-jacents), et encore près d’une dizaine de lignes dédiées aux rachats en secondaire de parts de fonds déjà matures, afin de profiter également des décotes actuelles sur ce marché.

Lille, candidate à l’Euro 2016

Dans le cadre de la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016, les présidents de la fédération française de football et de la ligue de football professionnel ont débuté leur tour de France à Lille. Emblématique à plus d’un titre, le futur grand stade est pour eux, la “ locomotive ” du projet français.

Chargée de vérifier la pertinence de la candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016, la commission Séguin a fait comprendre voici plusieurs mois que, sans le futur Grand Stade de Lille Métropole, la candidature française n’a aucune chance d’aboutir. Aussi, lorsque Jean-Pierre Escalettes et Frédéric Thiriez entament vendredi 15 mai un tour de France des villes candidates, ils savent qu’à Lille, c’est par le meilleur qu’ils commencent.

Nous espérons un effet d’entraînement ”, souligne Jean-Pierre Escalettes. “ La France a actuellement beaucoup de retard en matière de stades. L’Euro est l’occasion de le rattraper ”, précise Frédéric Thiriez, le président de la ligue, très enthousiasmé par le projet du grand stade lillois. “ Il est exemplaire et sera sans doute unique au monde ”, a-t-il souligné. “ Beaucoup de villes nous contactent pour avoir des conseils à ce sujet ”, souligne Michelle Demessine, vice-présidente chargée des sports.
Présenté par une délégation de techniciens de LMCU, de représentants du Losc et du constructeur Eiffage, le futur grand stade a en effet de quoi séduire les professionnels du football. Martine Aubry, en a rappelé brièvement les grands principes. La présidente de Lille métropole Communauté urbaine a mis l’accent sur l’accessibilité de l’équipement et le savoir-faire de la population du Nord en matière de grands évènements. “ Nous savons gérer ”, a-t-elle notamment souligné à l’adresse des deux présidents. L’accueil de cette compétition entraînerait en effet d’importantes retombés notamment économiques. Les rencontres internationales de football attirent des milliers de supporters et sont de puissants vecteurs de communication. La qualité du futur grand stade incitera sans doute les membres de l’UEFA à y organiser “ au moins une demi-finale ” souhaite Martine Aubry.
Pour mieux s’y préparer, Lille métropole accueille en 2011 les championnats juniors d’athlétisme. Cette capacité à organiser de grands événements séduit aussi les deux grands représentants du football français. “ Chez vous, c’est toujours de bonne facture et sans débordements ”, admire Jean-Pierre Escalettes. Souhaitons que l’UEFA ait la même opinion. Leur décision sera connue le 27 mai 2010.

Le gouvernement planche sur l'Internet du futur

Le gouvernement a annoncé aujourd'hui le lancement d'une consultation publique sur « l'Internet du futur ». Lancée par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, par le secrétaire d'État chargé de l'industrie et de la consommation Luc Chatel ainsi que par la secrétaire d'État à l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, cette consultation vise à « recueillir l'avis de l'ensemble des acteurs concernés par ce thème », notamment auprès des universitaires, des chercheurs et des entreprises.

Des contenus, usages et services de l'Internet du Futur aux technologies des réseaux en passant par l'Internet des objets ou l'organisation de la recherche en France dans le domaine, ces acteurs sont invités à s'exprimer sur ces vastes sujets jusqu'au 13 juillet. Les trois ministres insistent d'ores et déjà sur l'importance de certains points, comme une meilleure prise en compte de la sécurité, la préservation des principes fondamentaux de neutralité et d'interopérabilité ou encore le développement de la mobilité.

Ces avis permettront de définir « un plan d'actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l'Internet du futur » et à la rendre compétitive dans ce domaine. Ceux qui se sentent concernés peuvent consulter et répondre à un questionnaire complet au format PDF, ou à un questionnaire simplifié en ligne.

Réforme des collectivités : LMCU sur la voie de l'excellence ?

Le Conseil économique et social régional propose de muer Lille Métropole Communauté urbaine en collectivité locale à part entière. Reprenant les souhaits du récent rapport Balladur, le CESR souhaite voir se développer une « métropole d'excellence », ayant pour mission d'être une « locomotive » régionale. Reste une question délicate : cela se fera-t-il au détriment d'autres collectivités comme le Département ?
 
« Dans toutes réformes, il y a des gens qui ont des choses à perdre... » La phrase est lâchée sur un ton ironique, presque badin.
Pourtant, son auteur, Bernard Grison, le rapporteur des propositions du Conseil économique et social régional sur la réforme des collectivités territoriales, se doute bien du terrain miné sur lequel il s'aventure. L'idée du CESR est limpide : à l'image de Barcelone, « locomotive » de la Catalogne espagnole, ou de Milan « turbo » de la Lombardie italienne, LMCU doit être confirmée « booster » de notre région. Elle ne serait plus une simple mutualisation des moyens de 85 communes, mais deviendrait une collectivité locale à part entière. Reste à savoir comment éviter de déchaîner les foudres des collectivités qui pourraient y perdre. Ainsi, Bruno Bonduelle, le président de la chambre de commerce Grand Lille, propose depuis longtemps de transférer du conseil général vers LMCU des compétences stratégiques comme le social, les routes et la construction de collèges. Le conseil général les conserverait pour le reste du département.

Solidarité

« On ne peut pas organiser la France comme une entreprise, sourit Bernard Derosier, le président du conseil général.
Comment, alors, envisager le partage des richesses entre une métropole bien fournie et un reste de département toujours en grand besoin d'aménagement et de solidarité territoriale ? De nombreuses questions demeurent sans réponse, comme le remplacement des revenus jadis générés par la défunte taxe professionnelle. Le Nord compte 2,5 millions d'habitants, dont 1,5 en dehors de LMCU. » En même temps, Bernard Derosier approuve volontiers l'idée d'une métropole « tête de pont ». « Nous avons tout fait pour cela, souligne le "patron" du Département. Je revendique un rôle moteur dans le développement économique, social ou culturel de la métropole. »
 

Vote direct

Bien entendu, Martine Aubry, la présidente de LMCU, souscrit à l'idée de voir cette dernière devenir collectivité territoriale. « Il faudrait une élection de la plupart de ses membres au suffrage direct, note l'élue. Avec cependant, pour une meilleure représentativité, la possibilité pour les territoires de nommer 20 % des conseillers. » Concernant le Département, « la question aujourd'hui est de contractualiser avec cet acteur de la proximité pour, justement, être encore plus dans la proximité, poursuit Martine Aubry. Mais ce débat se situe surtout au niveau des villes, pas de LMCU. » Enfin, la communauté urbaine ne doit pas être une supernova aspirant toutes les ressources et les énergies de la région. « D'accord pour être une métropole leader, se réjouit Martine Aubry. En même temps, il faut aider Lens, Dunkerque à développer leur propre pôle pour ensuite nous relier les unes aux autres. Notre rôle consiste aussi à aider les autres à avancer.

Ainsi, pourquoi ne pas développer autour du Louvre-Lens un quartier comme Euralille ? »

May 09

La constitution d'une structure pour la dette LBO soulève de nombreuses questions

Les banques françaises ont relativement peu provisionné le risque LBO. Mais la gouvernance d'un tel véhicule est problématique
Comment éviter que la hausse à venir des défauts de paiement d’entreprises sous LBO (acquisitions à effet de levier) ne rejaillisse sur le bilan des banques françaises ? Comme l’ont indiqué Les Echos vendredi, certaines réfléchissent à la création d’une structure de défaisance, à laquelle elles transféreraient leurs portefeuilles de dette LBO et/ou leurs participations une fois leurs créances converties en capital. « Nous sommes très en amont de la réflexion », nuance Bernard Delpérié, responsable des financements d’acquisition au CIC.
Qu’une banque française envisage de passer à un rôle d’actionnaire est la conséquence de la réforme de la loi de sauvegarde. « Il est désormais possible d’imposer un abandon de créances ou une conversion en capital à un créancier qui n’aurait pas voté le plan de sauvegarde, note Fabrice Patrizio, associé du cabinet Orrick. Ce qui permet aux prêteurs les plus exposés de prendre la main. » La myriade de créanciers que l’on retrouve dans certains LBO compliquait en effet les négociations. En outre, la réforme de la fiducie cette année facilite la transformation des titres en patrimoine d’affectation, ainsi que le regroupement des participations dans une structure gérée par des professionnels dédiés pour le compte des banques. Cela présente l’avantage d’alléger le travail des départements de « situations spéciales » des banques, mal équipés pour suivre de nombreuses lignes.
Reste que l’efficacité de la mesure est très incertaine. Cantonner la dette est d’un intérêt relatif d’un point de vue bilantiel (il faut doter le véhicule de capitaux), à moins que la banque n’apporte sa garantie (ce qui les expose au risque de pertes, comme on l’a vu pendant la crise avec les SIV (structured investment vehicles) ou à moins d’obtenir une garantie de l’Etat à l’instar de l’Allemagne – ce qui est en France hautement improbable actuellement. Qu’une structure unique regroupe les créances, les participations, ou les deux, pose aussi un sujet de gouvernance, notamment entre les établissements qui fourniront le plus gros bataillon des actifs, donc des moyens, et les autres. Enfin, cette solution ne résoudra pas le problème de la valorisation des actifs.
 
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